Deux ans après son premier album, Bandit Bandit revient avec Cavalcades – Ce que la nuit ne dit pas, un disque plus frontal, accrocheur et maîtrisé. Porté par des guitares puissantes et une écriture incisive, l’album explore la tension entre désir et défi, intime et politique. Né de l’histoire passionnelle entre Maëva Nicolas et Hugo Herleman, le duo traverse rupture et reconstruction sans mettre fin au projet : leur séparation ouvre au contraire un nouveau dialogue créatif.
Influencé par le rock 90s-2000, la scène indie actuelle et une pop mélancolique plus lumineuse, le groupe renouvelle sa méthode en studio avec Lionnel Buzac, avant une production signée Azzedine Djelil. L’album s’impose comme le bilan d’une vingtaine tumultueuse, où Maëva affirme une parole féminine directe et sensible, abordant des sujets rares comme l’avortement.
Alternant saturation et douceur, Bandit Bandit enchaîne morceaux rock tendus, échappées pop et boogie fiévreux, jusqu’à une chanson de rupture finale, “Pour toi”, qui clôt l’album comme un requiem apaisé. Une œuvre intense et cohérente, où le duo se retrouve autrement — mais ensemble.