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Mise à jour le 05/06/2014

A l'affiche

Samedi 16  Décembre 2017  20h

TOUR 13 SOS MEDITERRANEE : MOUSSU T E LEI JOVENTS - LO COR DE LA PLANA - OAI STAR - BIG BUDDHA

Eclectique Espace Julien 18 €
JOUR 1 : 16.12.17

PASS 2 JOURS

 

 

 

 

Face à la banalisation de l'horreur et la tragédie qui se joue tous les jours pour les migrants ou réfugiés en Méditerranée, les artistes et professionnels du spectacle vivant des Bouches-du-Rhône et d'ailleurs se mobilisent dans une action citoyenne, indépendante et inédite.
Initiée et coordonnée par Les Nuits Métis, le Tour 13 en soutien à SOS Méditerranée organise une tournée spectaculaire, tout au long de l'année 2017, du 4 février au 17 décembre, avec : 19 soirées, 45 groupes et 33 structures de 12 villes, tous bénévoles dans leur engagement.

SOS MEDITERRANEE a été fondée en 2015 par un groupe de citoyens européens, décidés à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en mer Méditerranée qui est devenue la route migratoire la plus dangereuse au monde avec plus de 5000 morts en 2016. Grâce à une mobilisation exceptionnelle de la société civile européenne (99% de dons privés), SOS MEDITERRANEE a affrété un navire de 77m., l'Aquarius, positionné au large des eaux territoriales libyennes. En 14 mois, les équipes ont porté assistance à pluss de 19 000 personnes en coopération permanente avec le Centre de Coordination des Secours Maritime de Rome (MRCC).

Les concerts de clôture du Tour 13 pour l'année 2017, auront lieu à l'Espace Julien samedi 16 et dimanche 17 décembre.

LO COR DE LA PLANA

Lo Còr de la Plana est composé de cinq chanteurs, de cinq voix qui puisent leur inspiration autant dans la tradition occitane que dans les différentes cultures méditerranéennes, par l'utilisation de percussions nord-africaines et la recherche des rythmes de transes propres à la musique gnawa, ou encore par l'influence des polyphonies géorgiennes ou corses.
Mais le groupe s'est également ouvert aux techniques vocales des musiques les plus actuelles comme les scansions du hip-hop ou des polyrythmies proches de la musique contemporaine ou du jazz.

Depuis 2001, au quartier de la Plaine à Marseille, Lo Còr de la Plana réinvente la vocalité méridionale, en la mêlant aux sonorités archaïques d'une méditerranée violente et crue. La percussion et la voix sont le couple emblématique de ce rituel rudimentaire, minimal, accompagnés par ce que le corps peut encore faire battre d'essentiel : les mains, les pieds ou les peaux. Peuplés au début de saints sanguinaires et de monstres bienveillants, encore luisants des ardeurs d'une Provence païenne, les textes du vieux répertoire occitan y côtoient aujourd'hui la foule bigarrée de la cité phocéenne, faisant résonner et déraisonner dans le chant de ce groupe phare des nouvelles musiques traditionnelles, tout ce que le monde lui donne à entendre...

Manu Théron a réuni autour de ce projet polyphonique quatre chanteurs percussionnistes : Benjamin Novarino-Giana, Sébastien Spessa, Denis Sampieri et Rodin Kaufman. Au-delà de référents musicaux « particularistes » (même quand l'ancrage marseillais sert d'appui et la langue occitane de point de vue), l'univers musical organique qui se construit dans Lo Còr de la Plana exalte toutes les influences, de la musique concrète aux Ramones, de Bartòk au Velvet Underground.
Car il n'est pas question, pour eux, d'interroger la mémoire au travers de ce qu'elle immobilise, mais dans ses turbulences, dans les obscénités dionysiaques qu'elle peut réveiller, dans ses défaillances aussi, et dans le risque permanent de mort qui la guette à chacun de ses débordements.
Cette mémoire incandescente, c'est le matériau de travail du groupe depuis sa fondation, et s'il sait la rendre commune et unique à la fois, la faire partager pour lui donner chair, c'est parce que ce qui bat avant tout dans Lo Còr, comme son nom occitan l'indique, c'est le cœur.

Manu Théron chant, direction artistique - Benjamin Novarino Giana chant - Sébastien Spessa chant - Denis Sampieri chant - Rodin Kaufmann chant

MOUSSU T E LEI JOVENTS

Moussu T e lei Jovents est devenu un des groupes les plus stimulants de la scène française, mêlant poésie urbaine provençale, rythmes créoles et blues. Avec un ancrage occitan et des guitares très rock, leur nouvel album Navega ! (sortie : 23 septembre 2016) est sans concession !

Souvent, les albums de Moussu T e lei Jovents sont écrits « sous le totem », comme dit Tatou, c’est-à-dire influencés par le visuel choisi pour la pochette. Pour Navega !, Blu a dessiné un groupe d’ouvriers au pied des hautes silhouettes des bateaux et des grues d’un port, dans la veine de Fernand Léger – une de ses influences majeures en peinture mais aussi pour sa vision du monde en pleine transformation des années 30 et 40. Et cet album puise largement dans la mémoire ouvrière de Marseille et de La Ciotat, dans la conscience des combats passés et à venir, dans l’orgueil insolent des quartiers populaires...
Moussu T e lei Jovents naviguent depuis une dizaine d’années entre Marseille et les Amériques, entre le cœur du XXe siècle et l’élan du XXIe. Créé par Tatou et Blu, respectivement MC et guitariste dans Massilia Sound System, ce qui fut au départ un side project est peu à peu devenu un des groupes les plus stimulants de la scène française, en emmêlant poésie urbaine occitane, rythmes créoles et guitare blues. Après Opérette qui revenait, en 2014, sur le patrimoine de l’opérette marseillaise de l’entre-deux-guerres, Moussu T e lei Jovents est retourné en studio pour un nouvel album.

Navega ! présente de nouvelles chansons et des guitares très rock, comme un retour aux sources pour Blu, qui a grandi en écoutant les guitar heroes volubiles des années 70 avant de plonger dans le reggae.
Cet ancrage blues est aussi très occitan, car cette langue partage avec l’anglais une étonnante capacité à produire des images libres, mouvantes, polysémiques, généreuses. La matière plus normée du français porte à la pudeur, à la mélancolie, à l’introspection. La luxuriance linguistique de l’occitan invite au jaillissement, à la pulsion instinctive.
Alors, au français reviennent l’hommage chanté à la sublime Louise Brooks ou le souvenir des liserons des amours d’enfance, et à l’occitan les célébrations de l’art de vivre et de lutter sur ces terres-là, ou La Balada d’Henri Diffonty, qui se souvient d’un résistant fusillé par les nazis. Par cette chanson, Moussu T e lei Jovents replacent des héros, connus par les noms de rues, dans un quotidien usuel de soleil et de vie laborieuse.
Ce rappel dit aussi que Moussu T e lei Jovents n’a pas pour seule vocation d’enchaîner des concerts et des albums, mais d’être utiles à la vie de qui les écoute. C’est la fonction des musiciens dans les sociétés traditionnelles, mais aussi celle du légendaire Joe Hill, auteur de multiples chansons de lutte syndicale aux États-Unis il y a plus d’un siècle. L’idée, encore et toujours, d’apporter de nouvelles chansons au folklore de nos villes et de nos quartiers.

Tatou chant Blu banjo, guitares, chant - Souba basse, contrebasse, scie musicale - Stef Lo DéliK percussions - Denis Lo Bramaire batterie

OAI STAR

« Foule color » : « Microphone et fraternité »

Liberté, égalité, fraternité.

La France est dans un état de nerfs si avancé qu'il faut qu'un duo de trublions lui rappelle l'essentiel. «Foule Color», sixième album du Oai Star, porte son nom comme un étendard. Un hymne à «la France qui se mélange», un hymne à un pays en mouvement. Un chant combatif et pacifique - apaisant paradoxe - sur une société meurtrie et prête à écouter n'importe quel bateleur politique en oubliant même ses fondements.
Ecrit entre l'automne 2015 et l'été 2016, « Foule Color » a pris, comme tous les Français, les attentats de plein fouet. Mais, au lieu de traduire cela en «plus de sécurité»,

Gari Greu et Dadoo prônent le « plus d'amour », le «plus de solidarité ».

Le Marseillais, au nom profondément révolutionnaire - Laurent Garibaldi. Le Toulousain, qui brassait déjà les thèmes d'identité française avec son groupe KDD, parlent le même langage :«faire danser, donner du plaisir, rassembler par la musique ».

Du Oaï Star originel, il reste Gari, Kayalik, le DJ « three fingers », et l'esprit. Créé en 2000 par Lux Botté et Gari, manieurs de micros du Massilia sound system, le groupe s'est toujours moqué des codes. Oaï, en marseillais, c'est le bordel, l'incontrôlé. Une attitude punk, méridionale... Et fière de l'être.

« Le OaI star, c'est le triangle des Bermudes, définit Gari. Musicalement, tout peut arriver ». Tout mais pas n'importe quoi. Lux est décédé en 2008, laissant un vide immense et le souvenir d'énormes parties de rigolade, mais le fil directeur reste le même. «Faire bouléguer les gens», traduit Gari. Soit danser, s'amuser, fusionner en accueillant tout ce que la musique peut avoir de festif... Rock foutraque, ragga dancehall, électro hip hop : rien n'est interdit.

Après une collaboration longue et fructueuse avec Dubmood, Suédois dompteur de sons numériques, le OaI Star retrouve l'équilibre initial en intégrant Dadoo Daniel, l'ex-leader du groupe rap toulousain KDD.

« L'idée originelle du groupe, c'est deux MC qui viennent du punk et s'emparent du hip hop, explique Gari. Avec Dadoo, on retrouve cette couleur, cette complicité au micro». Les deux artistes se connaissent depuis la fin du siècle dernier et l'effervescence ragga-rap du sud de la France. En 2014, ils se retrouvent pour le spectacle « Yes Papa ! » de l'agence Tartare, happening politico-musical chaleureux. Depuis, ils ne se quittent plus. Dadoo, né à Marseille il y a quatre décennies, marque les quatorze titres de « Foule Color » de sa voix et de son empreinte musicale. Sur les bases de Kayalik, il participe pleinement aux compositions : « Je joue de la guitare comme un rapper prendrait une platine, confirme-t-il. Avec, je crée des samples, je pose des extraits ».
«Ding Dang Dong», reprend le carnaval caraïbes, qui animait le «Gare au Jaguarr» de Joey Starr, coproduit par Dadoo. «Commence à tourner», qui ouvre l'album, constitue un «Je danse le Mia» made in Toulouse où les deux quadras revisitent, façon sketch, la dérive de boîte de nuit. «Lucie et Michèle», lui, est un titre ovni, une ballade douce qui évoque les doutes d'une teenager face à ses choix sexuels. Plus que du punk, du hip hop ou du ragga, Dadoo voit «Foule Color» comme «de la chanson française, avec ce qu'elle a digéré les 20 dernières années».

Dans ce nouvel album, Oai Star défend nos derniers espaces de liberté. Derrière sa ritournelle techno, «Supporters» dénonce la chasse à la culture Ultra, bannie «à Paris, Sainté, Marseille» par des gouvernants qui ne comprennent rien au stade, «cet endroit laïc, qui rassemble les gens et défend les valeurs». «La Pêche aux cabossés», ragga chaloupé au refrain entêtant susurré par la voix rocailleuse de Gari, résume tout : « On part à la pêche aux cabossés. Remonter tous les effacés. Microphone et fraternité ».

Un credo simple pour de l'humanité en marche.

Gilles Rof

BIG BUDDHA (pendant les changements de plateau)

En attendant le concert


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PRODUCTION

SOS MEDITERRANNEE - NUITS METIS - ESPACE JULIEN

CONFIGURATION

Placement libre

TARIFS

18 € (tarif unique 1 jour) / 30 € (tarif unique pass 2 jours : 16 et 17 décembre 2017)

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