Espace Julien

ST GRAAL + DJ STARTUP + JASMINE NOT JAFAR

Espace Julien • Placement libre – Debout
ST GRAAL

Originaire d’Angoulême, Léo Meynard a commencé à reproduire à la guitare ses morceaux de rock favoris pour chasser l’ennui avant d’arpenter les couloirs du Conservatoire où il prend des cours d’opéra. À l’aube de ses 19 ans, il devient St Graal. Inspiré par la liberté des milieux drag qu’il fréquente, ce kid au look grunge et aux ongles peints s’affirme musicalement. Ses balbutiements vont vite se transformer en d’authentiques cris du cœur et toucher au même endroit son public. Propulsé dans la cour des grands avec le morceau Les dauphins, son premier à être viral, il remporte en 2022 le Prix du Public aux Inouïs du Printemps de Bourges. Pour marquer le début de son histoire, il livre courant 2023, Le cœur qui cogne, premier format court qui laisse présager l’éclosion d’un nouveau talent. Durant les mois qui ont suivi, St Graal a pris le temps de se trouver. Cette recherche de son véritable moi est passée par trois étapes-chansons. D’abord Resto Basket, où il embrasse des esthétiques visuelles et musicales inédites, plus léchées et saturées de guitares. Basket Case, une adaptation en français de Green Day, le convainc que la langue de Molière n’est pas l’ennemi du rock. Puis, Nightclub, un banger électro-rock en featuring avec Dani Terreur, qui lui a permis de rencontrer le photographe Ilan Brakha avec qui il a imaginé le clip de la chanson qui a changé sa vie. Quand il publie la vidéo de Je t’emmènerai, plan séquence réalisé à son concert sold-out à la Boule Noire en février 2024, son titre devient une trend. Cumulant 15 millions de vues et 10 millions d’écoutes sur les différentes plateformes, ce morceau maintenant culte lui a ouvert les portes des festivals. Il lui a également permis de remplir la Cigale en avril 2024. La prochaine étape se déroulera en février 2026, dans un Trianon bientôt complet, avant une suite prévue dans une salle emblématique. Puisque ces chansons parlent toutes à leur façon d’amour, St Graal jette alors son dévolu sur ce thème. En traitant de sujets qu’il n’avait pas abordés auparavant, le musicien imagine en neuf actes Les extraordinaires histoires d’amour de St Graal. Dans ce premier volet bedroom rock aux accents skate pop fait en totale autonomie, il passe au crible différentes facettes de ce sentiment vieux comme le monde. L’amour de soi, l’amour naissant avec Kalika dans Premier baiser, le polyamour, sa bisexualité, aussi le désamour lors du morceau Arnica où il trouve le courage de dénoncer un viol qu’il a subi jeune. Plus qu’une fin en soi, ce disque plante le décor d’une suite, Les dernières histoires d’amour de St Graal.

Sur ce deuxième volet, St Graal a définitivement chassé la candeur de l’adolescence pour offrir les chansons d’un jeune homme devenu plus mature. Tout en tendant vers des sonorités plus brutes, toujours rythmées par des kicks électroniques et des guitares incisives et une parfaite maîtrise de l’autotune, le compositeur-producteur a recherché des textures plus aventureuses. Les dernières histoires d’amour de St Graal est un récit complet, en 9 chapitres de nouveau. Dès le premier, il plonge l’auditeur dans les affres d’une relation toxique via C’est avec toi que je veux le faire, qu’il a composé et réalisé avec THÉA. Piégé dans cette pensée, avec Dernier extra, le chanteur clame son envie d’avoir un ultime contact avec cette personne. Goodbye, composé avec Élodie Charmensat du duo Ojos, arrive ensuite et fait le deuil de cette relation. Les garçons et les filles — le premier single qu’il a dévoilé — parle de l’ambiguïté, entre envie et appréhension de retomber amoureux.

Après le spleen de la séparation, Techno boom boom invite à une fête post-rupture. Ce second extrait de ce nouveau volet raconte ce lâcher-prise ainsi que cette plongée dans un état second. Au fur et à mesure que la fête avance, tout devient plus angoissant, sombre, intense et introspectif. Mais, au moment du refrain, mieux vaut tout oublier et se remettre à danser. Pour ce titre à cheval entre techno et rock, THÉA est de nouveau intervenue en réalisation additionnelle, en ajoutant cet effet digital wall of sound qui transcende le résultat. Contre-soirée, autre temps fort marqué par un riff addictif, détaille comment St Graal se perdait dans la nuit. En quête de bonheur et de rencontres, il courait en réalité après cette chimère qu’est la célébrité. À trop vouloir chercher, l’on peut retrouver l’âme sœur au détour d’une soirée et sentir à nouveau les Vertiges de l’amour. Si fort, que l’on envisagerait presque l’idée de se Tattoo son nom sur le bord de ses lèvres. Et il conclut en rappelant que « si la fin vient un jour cette histoire d’amour sera la plus belle de toute » en écho à l’introduction des Extraordinaires Histoires d’Amour. Ces deux volets forment au final un diptyque de 18 titres, Les histoires d’amour de St Graal.

DJ STARTUP

Simon Lahure, aka DJ Startup, est à la recherche de la formule occulte qui permettra de relancer l’épidémie de danse de 1518. Dans un flow exaltant de mélodies MIDI, gimbardes, flutiots et ocarinas souffleront la musique d’une teuf antédiluvienne.

JASMINE NOT JAFAR

À l’image de l’enchevêtrement de câbles multicolores qui s’échappent de leurs modulaires, les Jasmine Not Jafar croient farouchement qu’à deux on forme une multitude ! Si leur attitude brat girl power et la lutte contre le patriarcat imprègnent leur musique, il serait bien réducteur de les ranger dans des cases trop étroites.

La techno live du duo a pour destination la teuf, de celle qui convoque Charlie XCX, Cobrah et Coucou Chloé, idoles badass avec qui elles partagent un amour du kick insolent et de la basse sale gosse. Leurs voix mariées aux synthés ne vous laisseront d’autres choix que le lâcher prise des corps, f*cked up sous leur puissante hypnose.