ALOÏSE SAUVAGE
Il doit bien y avoir un geste premier. Chez Aloïse Sauvage, difficile de savoir s’il s’agit du balbutiement des mots, du mimétisme de l’autre ou du corps qui s’anime. Comédienne et artiste issue de la danse et du cirque, celle qui est passée des révélations des Victoires de la Musique 2020 à celles des César 2025 a fait table rase et revient en chansons comme si elle se présentait pour la première fois. C’est qu’avec cet album, LA FOUDRE, tout recommence depuis l’abysse de la rupture amoureuse.
Aloïse Sauvage grandit près de Melun, dans le 77, auprès d’une famille qui a toujours eu la musique au bout des doigts. Des jams familiales où l’on joue du jazz et des airs de Jacques Brel à chaque célébration, jusqu’au conservatoire, elle apprend la flûte traversière, la batterie et le saxophone. Mais déjà, chez la jeune artiste, la musique passe par le corps. L’adolescente consacre ainsi de longues heures à ses cours de hip-hop, puis de breakdance, dans la MJC de son quartier. Aux côtés d’un membre de l’équipe de Billy Crawford, elle danse une danse qui ne s’arrêtera jamais. Et qui, très vite, se danse à plusieurs : entre improvisations collectives et battles festifs, elle s’épanouit au sein de crews qui deviennent sa deuxième famille. Dans ses oreilles, Diam’s, Sniper, 113, Missy Eliott et N.E.R.D. influencent le phrasé scandé, débordant d’images et de Tetris de mots qu’on lui connaîtra plus tard.
Formée à la scène et artiste du corps par la danse, donc, mais aussi par le cirque contemporain, qu’elle explore à l’Académie Fratellini, Aloïse Sauvage crée une formule qui lui ressemble, où les émotions sont moins captives du corps qu’elles ne l’agitent, le remuent et le bousculent. Toujours en mouvement, c’est davantage devant la caméra qu’elle s’établit ces dix dernières années. Comédienne éprise du cinéma du réel, on la retrouve notamment dans les films 120 Battements par Minute (2017), Hors Normes (2019), La Syndicaliste (2022), Sur un fil (2024), et, bientôt, dans Miss Mermaid (2026).
Artiste complète et dévouée, enfant de la scène avant tout, elle brise le quatrième mur avec un nouvel album, LA FOUDRE, annoncé pour l’automne 2026. Après Jimy (2019), Dévorantes (2020) et Sauvage (2022), le corps en feu sur les planches de La Cigale (2022) et de L’Olympia (2023), la musique revient, cette fois-ci, depuis le refuge qu’est devenu le studio d’enregistrement nantais de son binôme Mathieu Epaillard, avec qui elle compose l’ensemble du projet. Dans l’intimité de son processus de création, tout se passe comme si la danse précédait les mots et la voix derrière le micro. C’est la mélodie du corps qui bouge qui laisse filer les premières questions. Comment aimer après la fin de l’amour, et comment se retrouver soi quand est fait de mille fragments du passé et de nos rêves ?
Faire corps, de nouveau, sans compromis, des larmes à la transpiration, des ondes de la voix à celles des gestes qui se renouvellent, voilà ce que proposent les chansons de LA FOUDRE, nouvel opus accompagné d’un retour avec une création scénique inédite. Là où chaque souvenir nous marque de son empreinte, nul doute que chaque vibration laissera aussi sa trace.
Amalia mélange le rap et la pop à la perfection. Plus précisément, son style hybride et très singulier est un mélange entre l’urgence de s’exprimer à travers des textes rappés et sincères et des mélodies qui nous emportent et qui fédèrent. S’il y a trois A dans son prénom c’est pour que nous nous rappelions de trois règles nécessaires : L’amour de soi; l’amour envers l’autre et l’amour des autres.